C’était mieux avant… ou pas !

“ C’était mieux avant. ”

Combien de fois j’entends cette phrase et ses multiples variantes :

Avant, on n’était moins individualiste. On connaissait son voisin, on était solidaire.

Avant, on avait un meilleur pouvoir d’achat.

Avant notre travail était davantage récompensé.

Avant, le monde était moins violent.

Avant, notre centre-ville était plus dynamique. Il y avait pleins de boutiques indépendantes. Maintenant il n’y a que des chaînes.

Avant, tout le monde avait du travail.

Permets moi de dégommer tout ça. Car je l’avoue, je sature de tant de pessimisme ! J’ai la conviction que ça n’était pas mieux avant et je vais t’expliquer pourquoi.

Liberté(s).

Tour d’horizon de toutes les libertés qui me sont possibles aujourd’hui, là, tout de suite, maintenant ( pas il y a trente ou cent ans) :

    • Monter à la capital pour 50€ aller-retour et 4h de temps.
    • Pour le même prix ou presque : prendre le soleil à Marrakech ou me réfugier dans un sauna en Suède.
    • En tant que femme : travailler, ouvrir un compte en banque sans l’accord d’un homme, voter, avorter. Combien de nos mères n’ont pas eut ce choix ? N’oublions pas que la loi ne date que de 1975 en France.
    • Choisir d’avoir un enfant… ou pas. Sans avoir à subir un avortement. La pilule magique, tu connais ?! Et d’ailleurs, on accepte beaucoup plus facilement aujourd’hui qu’une femme n’ait pas d’enfant par choix. Fini ( ou presque ) de réduire la femme à la maternité. Ok, ce n’est pas encore tout à fait ça mais on a fait des progrès.
    • En tant que noire : aller aux États-Unis sans subir l’apartheid. Et là je prends la version où je suis née en France. Car ma grand mère, née aux Bahamas, et noire donc, n’avait pas le droit de travailler dans une banque. Privilège de blancs !
    • Remplir mon devoir administratif en quelques clics au lieu de passer des heures dans des bureaux. Vive internet !
    • Avoir accès à tellement tellement d’informations qui me donnent la possibilité d’assouvir mon ogre de curiosité. D’apprendre tout ce qui me fait envie. De rentrer en contact avec des femmes extras. De rester en contact avec mon amie partie à 20 000 km. Ou avec ma famille qui est juste à 6000 ! Encore une fois ma mère, arrivée en France il y a 30 ans n’avait pas cette chance.
    • Acheter ce pu* de pantalon qui me va parfaitement et que je ne trouve dans aucun magasin près de chez moi.
    • Parler de sujets qui avant étaient tabous : le sexe.
    • Dénoncer ce qui ne l’était pas : l’inceste.

Oui, tu peux faire la liste inverse, je ne suis pas complètement crédule non plus !

Sauf que, c’est bien la liste négative que je vois et j’entends partout et non celle que je viens de faire.

Alors, laisse moi au moins ça. Laisse moi voir le verre à moitié plein et m’y plonger à corps perdu.

Ah ! et les choses chouettes d’avant, si on les faisaient mais en mieux ?! Parce que je te donne un scoop :

Il n’y a qu’une seule chose qui ne change pas.

C’est le changement !

 

Si ça te parles, partage ce message, et permet au monde de prendre un petit bain d’optimisme.

Ps : Voici un très bon article qui prouve que le monde ne va pas si mal, chiffres à l’appui ( ce qui n’est pas mon fort ! ) :

Le paradoxe de la violence, pourquoi le monde ne va pas si mal.

Et un livre aussi :

Le Monde va beaucoup que vous ne le croyez.

Pps : Attention, je ne fais pas de déni ! Et je me pose réellement la question de ce qu’il est urgent de changer et comment je peux en être.

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